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Tat : Destins Animés

Adrien PATEAU

Depuis Ille-sur-Têt jusqu’au centre-ville toulousain, le trio d’autodidactes derrière TAT Studio et TAT productions s’est taillé une place de choix dans l’animation 3D… Sans jamais s’exiler, même après vingt-cinq printemps et une croissance internationale. Un exploît rare dans un secteur ultra-centralisé. D’autant qu’avec Astérix et Obélix : Le Combat des Chefs qui arrive sur Netflix, les Toulousains s’apprêtent à franchirun nouveau cap. Récit d’une success story occitane.



TAT studio
© Wilfrid Esteves

Un à un, les squelettes mort-vivants s’extirpent de terre, lames au clair et boucliers au bras. Cliquetant à chaque pas, ils s’avancent vers les héros jusqu’à les confronter dans un tintamarre d’os et d’acier... Cette scène de Jason et les Argonautes (1963), passage culte de la technique du stop-motion, a marqué moult rétines, dont celles du trio d’adolescents formé par David Alaux et les jumeaux Éric et Jean-François Tosti. Ce dernier s’en souvient, lors d’une conférence à la cinémathèque : « Ray Harryhausen animait des marionnettes frame par frame. Ces trucs-là nous ont fascinés et nous avons voulu les comprendre et les reproduire. »


À 12 ans, les trois collégiens prennent l’habitude de se retrouver, à Ille-sur-Têt, autour de la caméra Super 8 du paternel. Équipée d’un déclencheur image par image, elle immortalise les premiers films du trio : des courts-métrages en pâte à modeler qu’ils projetaient ensuite en classe : « Nous n’avons pas suivi d’études de cinéma. Nous testions dans notre garage et passions beaucoup de temps à regarder des films », se souvient David Alaux.

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